Histoire de l'Aïkido
L'Aïkido trouve ses racines dans le Daito-Ryu Aïkijujutsu et l'œuvre de Morihei Ueshiba (1883-1969), fondateur de l'art. Formé notamment auprès de Sokaku Takeda, O-Sensei transforma progressivement les techniques en un art de la paix : la véritable voie du guerrier est de prévenir le meurtre, c'est l'art de la paix.
O-Sensei Morihei Ueshiba
Né à Tanabe au Japon, Morihei Ueshiba pratiqua d'abord le sumo et la natation, puis le jujutsu à Tokyo. Après son service militaire, il s'installa à Hokkaido où il rencontra Sokaku Takeda en 1915. Il consacra des années à maîtriser le Daito-Ryu, base de presque tous les mouvements d'Aïkido qu'il allait créer.
En 1925, après une rencontre décisive avec un maître sabreur, il connut le satori : le vrai budo n'est pas de vaincre par la force, mais de garder la paix. Il développa l'Aïkibudo, puis l'Aïkido après la Seconde Guerre mondiale — un art martial éducatif, accessible au plus grand nombre.
En Belgique
L'Aïkido est apparu en Belgique dans les années 50 avec Maître Tadashi Abe. Les premières ceintures noires belges incluent Jean Stas, Jean Linderbrings et Julien Naessens — ce dernier jouera un rôle clé dans l'enseignement actuel de Maître Marcel Fisset.
Maître Naessens s'entraîna auprès de Maître Tadashi Abe, puis suivit l'enseignement de Maître Noro. Parmi ses élèves, Marcel Fisset, intrigué par une publicité à la Bourse de Bruxelles, s'engagea assidûment dans la pratique de cet art au début des années 60.